Police : Techniques d’interpellation inadéquates

Police : Techniques d’interpellation inadéquates 

Par Didier Bertin – 26 juin 2020

 

Le ministre de l’intérieur a interdit à la Police d’utiliser les clefs d’étranglement pour les interpellations; des syndicats de policiers ne semblent pas avoir compris qu’il cherchait ainsi à protéger les policiers d’eux-mêmes afin d’éviter toutes maladresses ou bavures qui mettraient en cause l’autorité et la respectabilité de la Police. La Police doit en effet protéger la démocratie et à ce titre son image doit être parfaite. Ces syndicats devraient se concentrer sur les salaires, les équipements, et sur la dotation d’armes et de véhicules adaptés aux guérillas urbaines organisées dans « les territoires perdus de la République ».

La Gendarmerie n’utiliserait d’ailleurs plus cette technique depuis de nombreuses années et cela ne l’empêche pas de procéder à des interpellations.

Les clefs d’étranglement font partie de techniques de combats militaires utilisées sur des théâtres d’opérations où les missions sont de sauvegarder sa vie à tout prix et qui n’ont rien à voir avec l’interpellation.

On distingue deux méthodes : L'étranglement sanguin qui coupe l'arrivée du sang au cerveau en comprimant les artères carotides et l'étranglement respiratoire qui empêche le renouvellement de l'oxygène dans le sang en comprimant la trachée. On aurait conseillé aux policiers de n’utiliser que la seconde technique.

Selon le Huffington Post un policier appose par l’arrière le plat de l’avant-bras sur la trachée de l’individu à interpeller afin de  bloquer sa respiration pour le plaquer au sol et sur le ventre. Mais l’immobilisation au sol et sur le ventre peut entrainer à nouveau une gêne  de la respiration.

On peut constater que les respirations diaphragmatique et thoracique entrainent même au repos et à différents degrés des mouvements de la cage thoracique. Ces mouvements s’accroissent naturellement en cas de passage à une phase de  respiration amplifiée induite par exemple par le stress.  Selon le Huffington Post lorsque la personne est allongée sur le ventre, la tête est mise de côté et l’immobilisation se fait avec le genou sur les omoplates ou les épaules. Le maintien au sol dans cette position peut entrainer une sensation d’étouffement.  Le 3 Janvier 2020 à Paris et le 25 mai 2020 à Minneapolis Cédric Chouviat et George Floyd, sont morts après avoir été interpelés et après s’être plaints de ne plus pouvoir respirer soit en raison de la clef ou du placage forcé au sol, ou des deux.