Réalité-2e conflit mondial 1/2

 

NECESSAIRE  REFORME DE L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE DE LA SECONDE GUERRE

MONDIALE,  EN FRANCE

 

12 JUIN  2013

Actualisé le 18 avril 2024

Didier BERTIN

PARTIE 1/2

 

I-LA NECESSAIRE REFORME DE L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE DE LA SECONDE GUERRE

L'appropriation de l'histoire à des fins partisanes ne devrait être le fait que  des  États totalitaires alors que les Démocraties ont le devoir moral de livrer aux générations futures, une narration du récit historique la plus proche de la réalité des faits de façon à permettre l'accomplissement, lorsque cela est nécessaire, du travail de mémoire  permettant le progrès de l'humanité.

L'Histoire de la seconde guerre mondiale en France se raconte de sorte que l'on puisse à la fois oublier une page sombre de  l'histoire et se situer dans le camp politique des pays anglo-américains au prix de la réalité des faits.

 Il aura fallu 50 ans pour que l'on commence  enfin à abandonner en France la légende pour  faire face à la réalité même si elle n'est pas celle que l'on aurait souhaitée.

Cette nouvelle et lente prise de conscience est sans doute à mettre en relation avec (i) la disparition progressive des principaux acteurs de cette période qui ont tenté d'influencer le récit historique en raison de leur implication, (ii) la fin de la guerre froide, et (iii) l'amélioration du niveau général d'éducation des citoyens qui deviennent exigeants. Les musées et monuments historiques et l'enseignement doivent à présent évoluer afin d'éviter que toutes sortes de raccourcis et d'oublis ne polluent la mémoire collective.

Afin d'illustrer brièvement la situation en introduction nous présentons ci-dessous quelques illustrations du problème: 

1-Le 6 Juin 1944 est présentée par les institutions et les médias comme  une date emblématique du début de la libération de l’Europe alors qu'il ne s'agît que de la date d'un débarquement tardif en fin de conflit des troupes anglo-américaines alliées, sur le sol européen lorsque  le sort de l'Allemagne était déjà joué.

Par ailleurs on peut lire pire que cela au mémorial de Caen:

2-"Si la singularité que constitue la Shoah doit être affirmée,  son histoire est indissociable du déferlement de la barbarie et du contexte de la violence extrême qui caractérise le second conflit mondial."

Cette phrase est  navrante car elle semble modérer la gravité de la Shoah en raison du climat de violence militaire au lieu d'être liée à l'histoire de l'antisémitisme en Europe qui ne semble pas être connue ou ignorée.

La Shoah plonge ses racines dans l'antisémitisme traditionnel renforcé par les théoriciens racistes du XIXème  et XXème  siècle qui a abouti froidement  à la solution finale clairement prévisible dans "Mein Kampf" avant le conflit mondial. Les massacres racistes ont souvent constitué la violence elle-même sans nécessité d'un contexte violent tel que les pogroms ou l'épuration ethnique au Rwanda.

Ce musée municipal  joue un rôle trop important en raison de son emplacement  sur des lieux réputés à tort comme étant ceux du commencement de la libération de l'Europe.

3-Lorsque les drapeaux des alliés sont hissés devant des monuments ou des musées en France on oublie semble-t-il volontairement l'URSS, artisan de la victoire alors que ce pays a perdu près de 16% de sa population pour permettre la libération du continent européen de la dictature nazie. Les erreurs de l'Union Soviétique ne doivent moralement rien enlever au mérite des citoyens de ce pays autrement nous leur ferions subir une double peine (les pertes de la guerre et les erreurs du Stalinisme). La guerre froide est terminée et il est temps d'en revenir aux faits.

Charles De Gaulle a montré que certains hommes étaient différents du Maréchal Pétain et de la France officielle, mais n'a reçu aucun mandat officiel des français pendant le conflit pour les représenter; il n'est pas le libérateur de la France qui a retrouvé sa liberté grâce aux troupes alliées. Ce culte de la personnalité et le mythe de l'homme providentiel semblent  venir en droite ligne des usages de  l'Europe d'avant guerre et est en tous cas utilisé pour effacer l'histoire sombre de France durant le conflit.

La "France Libre" du Général De Gaulle aurait réuni à son niveau le plus élevé en 1943 environ 70 000 soldats dont seulement la moitié de nationalité française ce qui est un chiffre négligeable au regard des troupes alliées.

5-En fait les pays européens ont été libérés "sur le fond" par les forces russes et cela tout simplement parce qu'elles ont détruit 80% de l'armée allemande essentiellement concentrée à l'Est et dans certains cas et pour des raisons "pratiques"  par les forces alliées anglo-américaines fraichement débarquées en France quand le sort de la guerre était déjà joué.

Nous tenons à préciser pour la suite de notre essai que les chiffres mentionnés sont toujours approximatifs car ils varient selon les sources "même les plus fiables" mais  sont indispensables pour définir les grandes tendances essentielles à la compréhension du récit historique.

Si l'on se restreignait aux critères d'anéantissement de l'Armée allemande, on pourrait dire que l'URSS a gagné la guerre à 80% et les autres alliés à 20% mais il vaut mieux parler de victoire incontestable de l'Armée Rouge avec le concours subsidiaires des autres armées alliées.

6-La participation des troupes française à la libération de la France aux cotés des alliés anglo-américains  est particulièrement faible et est principalement fondée sur l'armée d'Afrique:

En Italie où les troupes alliées ont été pratiquement bloquées jusqu'à la capitulation de l'Allemagne, le corps expéditionnaires français ne comprenait que 112 000 soldats dont 67 000 musulmans victimes de la colonisation et non reconnus comme français sur un total de 460 000 soldats débarqués au cours de trois opérations.

En Normandie près de trois millions de soldats alliés sont passés à partir de juin 1944, les troupes françaises étaient  composées de la 2e DB qui regroupait   14 500 soldats dont au moins un quart de soldats non français des colonies et le commando Kieffer de 177 personnes.

En Provence, à partir du 15 août 1944, 350 000 soldats ont débarqué dont 120 000 américains et 230 000 soldats sous le drapeau français dont 23 000 métropolitains, 110 000 pieds noirs et 120 000 maghrébins musulmans non français et victimes de la colonisation.

Il faut attendre les années 1970 puis enfin en 1995 la courageuse et médiatique intervention du Président Jacques Chirac pour que la France commence véritablement son travail de mémoire avec 50 ans de retard:

"Oui, la folie criminelle de l'occupant a été chacun le sait, secondée par des Français, secondée par l'État Français......" Jacques Chirac 16 Juillet 1995.

La mise de l'URSS à l'écart du traité de Versailles et en général de l'Europe après la première guerre mondiale a favorisé la signature des accords de Munich par la France et le Royaume Uni et la guerre, sans laisser la possibilité à l'URSS d'intervenir dans les Sudètes comme elle l'avait proposé. La dictature militaire polonaise qui avait empêché cette intervention sans provoquer de réactions de la France et de la Grande Bretagne aura ainsi facilité l'invasion de son propre pays une année plus tard. 

En infligeant aux Japonais le désastre de Khalkhin Gol en 1939, l'URSS a orienté l'appétit du Japon du nord de l'Asie vers l'Asie du Sud-Est et le pacifique et son agressivité vers les États Unis qui freinent ses ambitions territoriales.

Les États Unis ne voulaient pas intervenir dans le conflit avec l'Allemagne; il aura fallu l'attaque de Pearl Harbour suivie de  la déclaration de guerre contre le Japon suivie par le jeu des alliances de la déclaration de guerre de l'Italie et de l'Allemagne contre les États Unis pour qu'enfin les États Unis déclarent la guerre à l'Italie et l'Allemagne. Le Japon aura eu le mérite d'avoir fait sortir les États Unis de l'isolationnisme.

Au cours des deux conflits mondiaux les États Unis ont eu deux présidents: Wilson et Roosevelt bien plus clairvoyants que la classe politique américaine qui les a freinés.

En entrant en Pologne l'Allemagne antisémite se retrouve dans le pays concentrant une très grande partie des juifs d'Europe qui va constituer la moitié des victimes de la Shoah.

II-LE CHAMPS DE BATAILLE OU S'EST JOUEE LA LIBERATION DU CONTINENT EUROPEEN

EN CHIFFRES

PAYS EUROPEENS  BELLIGERANTS A L'EST

VICTIMES CIVILES ET MILITAIRES

Pays

Militaires

Civils

Total

URSS

10 600 000

15 900 000

26 500 000

ALLEMAGNE-AUTRICHE

4 000 000

 

4 000 000

POLOGNE

320 000

5 500 000

5 820 000

YOUGOSLAVIE

300 000

1 400 000

1 700 000

ROUMANIE

520 000

465 000

985 000

HONGRIE

300 000

450 000

750 000

BULGARIE

19 000

2 000

21 000

TCHECOSLOVAQUIE

 

400 000

400 000

FINLANDE

84 000

 

84 000

ALBANIE

 

28 000

28 000

ESPAGNE- Front russe

12 000

10 000

22 000

TOTAL

16 155 000

24 155 000

40 310 000

 

 

 

AUTRES PAYS BELLIGERANTS EN EUROPE

ALLEMAGNE-AUTRICHE

1 700 000

4 000 000

5 700 000

GRECE

 

574 000

574 000

France

238 000

330 000

541 000

Italie

330 000

80 000

410 000

ETATS UNIS -Europe

300 000

 

300 000

ROYAUME UNI-Europe

377 000

67 800

444 800

PAYS BAS

12 000

198 000

210 000

Belgique

12 000

76 000

88 000

CANADA-Europe

45 300

 

45 300

AUSTRALIE-Europe

29 700

 

29 700

NORVEGE

 

10 000

10 000

Luxembourg

 

5 000

5 000

DANEMARK

4 000

 

4 000

TOTAL

3 048 000

5 341 000

8 362 000

TOTAL EUROPE

19 203 000

29 496 000

48 672 000

PRISONNIERS A L'EST

URSS

5 200 000

 

Dont plus de 3 000 000 sont morts victimes de sévices ou exécutés 

ALLEMAGNE-AUTRICHE

3 500 000

 

 

ROUMANIE

500 000

 

 

HONGRIE

500 000

 

 

Russes Alliés à l'Axe

1 000 000

 

 

TOTAL

10 700 000

 

 

60 % des 5,2 millions de prisonniers de guerre soviétiques aux mains des Allemands sont morts  exécutés ou victimes de sévices. On peut y voir l'influence conjuguée de l'anticommunisme et de la conception de la supériorité de la race aryenne sur les slaves ou plus simplement de l'appétit sanguinaire des Allemands qui provoquera la mort de 13 600 000 civils soviétiques.  A la lumière des évènements d'aujourd'hui nous pouvons voir que le nombre de morts en URSS est aussi dû à l'irrespect de la vie humaine des dirigeant soviétiques pour leur peuples.

Les statistiques font souvent état des soldats tués voire prisonniers avec de rares mentions des soldats blessés et  hors de combats.

D'après la Wehrmacht et les travaux statistiques du Professeur Schramm de Göttingen les chiffres des soldats allemands tués et disparus et celui des blessés sont les suivants:

Soldats allemands  tués et disparus: 3 900 000

Soldats allemands blessés: 4 400 000

Soldats allemands prisonniers et non rentrés en 1949: 1 450 000

La capacité de mobilisation de l'Allemagne aurait été de 12 millions et mais en mai 1944 les effectifs de la Wehrmacht étaient de l'ordre de 9 millions.

Le nombre de soldats allemands tués ou faits prisonniers par l'Armée Rouge s'élève à environ 7.5 millions et doit être augmenté par le nombre de soldats allemands blessés et donc hors de combat; ces éléments  corroborent l'évaluation généralement prise en compte de 80% de destruction de l'Armée allemande par l'Armée Rouge.

1-La deuxième guerre mondiale est donc en Europe menée en Europe par l'Armée Rouge avec laide fondamentale des alliés anglo-américains.

2-Les pertes de l'URSS s'élèvent à 26.5 millions soit près de 16% de sa population.

3-84% des pertes militaires ont été subies sur le front de l'Est et donc seulement 16% dans le reste de l'Europe.

4-82.4% des pertes civils et militaires ont eu lieu sur le front de l'Est et donc seulement 18.6% en Europe de l'Ouest.

5-La totalité des pertes militaires du Royaume Uni, des États Unis et du Canada en Europe se sont élevées  à 750 000 soldats soit  7% seulement de  celles de l'URSS.

6-Les interventions marquantes des anglo-américains sur le sol européen ont été les débarquements en Normandie et en Provence intervenus en fin de conflit respectivement le 6 juin et le 15 août 1944. Les troupes débarquées en Italie bloquées dans ce pays par l'armée allemande n'ont pu en sortir que quelques jours avant la capitulation générale de l'Allemagne.

7-L'Armée Rouge atteint les rives de l'Oder (frontière naturelle entre l'Allemagne et la Pologne) en février 1945 et les troupes américaines parviennent à la frontière allemande le 7 mars 1945 soit 9 mois après le débarquement en Normandie alors que l'Armée allemande est principalement concentrée sur le front de l'Est. 

II-SITUATION DES PAYS D'EUROPE AU DEBUT DU CONFLIT

Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, la France et le Royaume Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939 "mais ne la font pas."

Le 9 avril 1940l'Allemagne s'empare du Danemark et de la Norvège et en mai et juin 1940, des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Belgique et de la France.

En quelques mois après le début de la guerre  l'ensemble des pays d'Europe continentale sauf l'URSS et les territoires qui lui avaient été provisoirement concédés sont soit des membres de l'Axe soit des pays sous le contrôle de l'Axe.

Afin de donner une image précise de la situation politique de l'Europe avant et pendant le conflit nous utiliserons le mot "Dictature" pour désigner les gouvernements des pays qui en sont par le fait qu'ils détruisent le système démocratique même s'ils l'on utilisé pour accéder au pouvoir.

A-LES PAYS DE L’EST

1-DICTATURE DE HONGRIE

La Hongrie gouvernée par Miklos Horthy, est le premier pays à adhérer à l'Axe après la signature de ce pacte tripartite en septembre 1940 par l'Allemagne, l'Italie et le Japon.

Au début des années 1920 la République s'effondre et Miklos Horthy établit un régime ultranationaliste. Les nationalistes hongrois veulent récupérer les territoires perdus lors du Traité de Trianon  et s'allient à l'Allemagne et l'Italie pour mettre en cause avec eux les modifications territoriales qui avaient été faites. Cette alliance permet aux hongrois de recevoir des territoires tchécoslovaques et roumains lors des Arbitrages de Vienne en 1939-1940.

La Hongrie participe également à l'invasion de la Yougoslavie et annexe des territoires au nord de la Serbie.

Plus de 500 000 soldats hongrois ont combattu sur le Front russe aux cotés des allemands.

2-DICTATURE DE ROUMANIE

Après l'invasion de la Pologne puis de la France, les mouvements fascistes et pro-allemands se développent. La Roumanie avait perdu un tiers de son territoire à la suite de la cession de la Bessarabie à l'Union Soviétique, de la Transylvanie à la Hongrie et de la Dobroudja à la Bulgarie. Pour répondre aux demandes des fascistes et obtenir la protection de l'Allemagne, le roi nomme le général Ion Antonescu  au poste de premier ministre en septembre 1940. Ion Antonescu force le roi à abdiquer, installe le prince Michel sur le trône et  se nomme "Conducător" c'est à dire dictateur. La Roumanie rejoint l'Axe  le 23 novembre 1940. Les troupes allemandes entrent en Roumanie en 1941 pour envahir la Yougoslavie et l'URSS mais également pour s'assurer du contrôle des ressources roumaines en céréales et en pétrole.

La Roumanie participe à l'invasion de l'Union Soviétique en 1941.

 3-BULGARIE

La Bulgarie est dirigée par le Tsar Boris III lors de son entrée dans l'Axe en mars 1941. La Bulgarie qui était déjà un allié de l'Allemagne lors de la Première Guerre mondiale, espère récupérer des territoires. La Bulgarie participe à l'invasion de la Yougoslavie et de la Grèce desquelles elle annexe des portions de territoires.

 

4-PROTECTORAT DE BOHEME-MORAVIE-Protectorat allemand

L'indépendance de la Tchécoslovaquie est proclamée le 28 octobre 1918 et entérinée par le traité de Saint Germain en Laye en 1919 et  inclut les territoires des actuelles Tchéquie, Slovaquie et la Ruthénie subcarpatique annexée par l'URSS en 1945. La Tchécoslovaquie est diminuée des Sudètes annexées par l'Allemagne après les Accords de Munich de septembre 1938 qui entraine le départ en exil du président, Edvard Benes.

L'existence de  la Tchécoslovaquie prend fin le 21 mars 1939 avec l'entrée des troupes allemandes,  la création du Protectorat allemand de Bohême Moravie sur le territoire de la Tchécoslovaquie diminué des Sudètes et de la Slovaquie qui déclare son indépendance pour devenir une dictature sous contrôle allemand.

 

5-DICTATURE DE SLOVAQUIE

À la suite du démembrement de la Tchécoslovaquie en 1939, la Slovaquie proclame son indépendance en mars 1939 dans le cadre d'un accord de protection avec l'Allemagne. Elle participe à l'invasion de la Pologne en 1939. La Répuplique slovaque est gouvernée par le dictateur Jozef Tiso qui signe le pacte tripartite le 24 novembre 1940.

La Slovaquie participe à la guerre contre l'URSS avec 20 000 hommes.

 

6-DICTATURE DE CROATIE

Le 10 avril 1941, l'Etat indépendant de Croatie (Nezavisna Država Hrvatska, ou NDH) est proclamé et devient membre de l'Axe. Mussolini place sur le trône le Duc d'Aoste Aymon Ier  mais Ante Pavelic chef du Parti fasciste Oustachi est le vrai dirigeant de la Croatie soutenu par la Garde nationale Croate qui compte 130 000 hommes en 1943.

La Croatie participe à la guerre sur le Front russe  aux cotés des allemands.

Le mouvement ultranationaliste des oustachis se déchaine contre les serbes, les juifs et les musulmans dans le but de créer une Croatie ethniquement pure selon leur opinion. Le territoire de l'État indépendant de Croatie perd 700 000 habitants durant la guerre dont une majorité de serbes

 

7-DICTATURE DE POLOGNE

Le 11 novembre 1918, la Pologne est libérée de l'occupation  allemande et austro-hongroise et retrouve son indépendance le 28 juin 1919 avec la proclamation de la Deuxième République.  Les premières élections libres pour élire la Sejm, se déroulent le 26 janvier 1919 et la droite nationaliste remporte la majorité des sièges. 

Dès leur accession à l'indépendance, les Polonais fomentent de nombreux Pogroms qui leur valent la condamnation des Parlements américain et britannique en 1919.

Après la guerre polono-soviétique de 1919-1920, la Pologne obtient de la Russie des territoires qui lui sont concédés par le traité de Riga.

En 1926, Jozef Pilsudski, aidé par  l'armée, fait un coup d'État et impose une dictature. En 1905, le chef de l'insurrection de Varsovie, Jozef Pilsudski avit créé au début de la Première guerre mondiale, la Légion polonaise, qui s'était battu aux côtés de l'Autriche-Hongrie.Malgré une nouvelle constitution, dite d'avril (avril 1935)  le régime dictatorial et militaire continue après la mort du Général Piłsudski le 12 mai 1935. Le général Sladkowski et le maréchal Rydz Smigly dirigent la Pologne de 1936 à 1939.

En 1937 la Pologne envisage avec l'accord de la France, la déportation massive des juifs polonais à Madagascar : "Projet Madagascar."

La mission d'enquête aboutit à une conclusion négative sur la faisabilité du projet que les allemands reprennent et abandonnent à leur tour.

En 1938 l'Allemagne menace d'envahir les Sudètes. La France et le Royaume Uni sont appelés à l'aide dans le cadre des accords signé avec ce pays, mais seule l'URSS propose d'envoyer des troupes pour défendre la Tchécoslovaquie. La Pologne interdit le passage de l'armée rouge par son territoire et précipite la chute de la Tchécoslovaquie compte tenu de la passivité des Français et des Britanniques.

Les Français et Britanniques préfèrent signer les accords de Munich en mettant à l'écart à la fois l'URSS et même le président de la Tchécoslovaquie Edvard Benes.

Ces accords donnent à l'Allemagne tout ce qu'elle désire et vont entrainer l'éclatement de la Tchécoslovaquie en une Slovaquie alliée de l'Allemagne et un Protectorat allemand de Bohême-Moravie  créé sur les Ruine de Tchéquie.

Si l'on avait laissé l'URSS intervenir en Tchécoslovaquie le cours de l'histoire aurait pu être modifié comme cela avait été le cas en 1939 lorsque l'URSS avait vaincu le Japon.

 

8-DICTATURE DE LITUANIE

En décembre 1926 , un coup d'État militaire donne le pouvoir à l'ancien président Antanas Smetona, qui nomme comme premier ministre Augustinas Voldemaras, le chef du parti fasciste « Les loups de fer». En septembre 1929, Smetona démet de ses fonctions Voldemaras et devient "dictateurjusqu'à l'occupation soviétique de 1940.

Le 22 juin 1941, l'Allemagne lancent l'opération Barbarossa et les forces allemandes contrôlent la totalité de la Lituanie dans la semaine qui suit.

Les Lituaniens accueillent les Allemands en libérateurs, espérant devenir un État sous protection allemande.

Ils doivent déchantés car les Allemands établissent le Reichskommissariat Ostland et applique le plan d'annexion et d'épuration ethnique nommé : "Generalplan Ost".

Le Lituaniens ne constitueront pas de Waffen SS mais des milices collaboratrices comme le LFA. Les allemands seront assistés par de nombreux Lituaniens qui les aideront à exterminer les partisans et la presque totalité de la population juive (96%).

 

9-DICTATURE DE LETTONIE        

Le 15 mai 1934, dans le cadre d'une extrême détérioration de la situation économique et politique provoquée par l'agitation de l'extrême droite  lettone, Karlis Ulmanis fait un coup d'État avec l'appui du général Janis Balodis. Tous les partis  et le parlement sont dissous.

À partir de 1936 à l'expiration du mandat du président Albert Kviesis, Karlis Ulmanis cumule les fonctions de ministre-président et de président de la République et prend le titre de "Tautas Vadonis"  qui sgnifie chef de la Nation et bien sûr dictateur.

En 1940, la Lettonie  est envahie par l'URSS et en 1941 par l'armée de l'Allemagne nazie bien accueillie par la population.  Des policiers lettons au service des Allemands se chargent directement de faire disparaître les juifs. Les lettons forment des unités de la Waffen SS qui se battent sur le front russe.

10-DICTATURE D'ESTONIE

À partir de 1937, Konstatin Päts  s’autoproclame "Riigihoida", c’est-à-dire « protecteur de l'État » et bien sûr dictateur.

Le régime mis en place par Konstatin Päts est une dictature : la constitution est suspendue, l'état d'urgence est déclaré, les partis sont interdits et remplacés par une unique ligue patriotique. La propagande met en avant la primauté du groupe sur l'individu et les valeurs rurales. Une nouvelle constitution entre en vigueur en janvier 1938 avec des élections dans le cadre d'un régime est bicaméral mais que les Partis politiques sont toujours interdits. Les premières élections ont lieu en 1938 et 90 des 108 élus sont des partisans du dictateur Päts.

L'Estonie est envahie par l'URSS en 1940 puis par l'Allemagne en 1941. Le pays est rattaché administrativement au Reichskommissariat Ostland qui inclut également la Biélorussie et les autres pays baltes et applique le  Generalplan Ost. 

Une dizaine de milliers de Juifs en provenance des pays voisins périssent dans des camps de concentration installés sur le territoire estonien, ainsi qu'environ 15 000 prisonniers de guerre russes.

Des d'Estoniens collaborent avec les Allemands. Les forces de sécurité estoniennes jouent un rôle actif dans les arrestations des minorités et des partisans et fournissent l'essentiel de l'encadrement des camps de prisonniers et des camps de concentration.

En août 1942, les dirigeants nazis décident de constituer un corps estonien de Waffen SS. À partir de février 1943 plus d'un tiers des classes 37 à 42 sont mobilisées par les Allemands.

 

11-DICTATURE DE SERBIE-Gouvernement de Salut National

Les Allemands envahissent la Yougoslavie en avril 1941 et installent le 29 août 1941,  un gouvernement de Salut National en Serbie placé sous la direction du dictateur Milan Nedic qui organise  la collaboration avec l'Allemagne. Des mesures discriminatoires sont  prises contre les juifs et  des camps de concentration sont  établis. La Garde nationale serbe bras armé du régime (jusqu'à 35 000 hommes) équipé par les italiens et les allemands, commet de nombreux massacres sur les populations croates, bosniaques et juives mais également contre les serbes opposés aux nazis.

En 1942, après la création de la section serbe de la Gestapo, la Serbie est proclamée  « Judenfrei »  (libérée des Juifs). 

Les Partisan communistes de Tito créent en 1941 la République d'Uzice sur une partie du territoire serbe.

 

12- MONTENEGRO

Après l'effondrement de la Yougoslavie, Sekula Drljević et le mouvement fédéraliste monténégrin proclament l'autonomie du Monténégro en juillet 1941 sous contrôle Italien. Le Monténégro devient un protectorat italien. En 1943, après la capitulation italienne, le Monténégro passe sous le contrôle de l'Allemagne.

 

13-ALBANIE -Protectorat Italien

Ahmed Bey Zogulli, chef de clan musulman, devient Premier Ministre, puis Président de la République, et se fait proclamer roi en 1928 sous le nom de Zog Ier, mais l'Italie envahit le pays en 1939 et le renverse. L'Albanie devient un protectorat italien et  Victor Emmanuel III en devient le roi.

14- DICTATURE SOVIETIQUE

L'URSS est une dictature d'un seul homme : Staline, qui n'a pas hésité à détruire toute opposition et les principaux cadres de son armée par craite d'être contesté. On ne retrouve un régime similaire aujourd'hui en fédération de Russie qu'avec Poutine.

L'URSS s'allie d'abord avec l'Allemagne nazie. Le mépris de la démocratie par ces deux pays est au yeux de Staline un lien entre les deux régimes qui lui permettre d'annexer une partie de la Pologne en même temps que l'Allemagne nazie. Staline est incapable de prendre conscience du risque encouru car il n'est apparement pas capable de lire Mein Kampf qui annonçait le désir de conquérir une partie de la Russie afin que l'Allemagne puisse créer son espace vital.

 

B-LES FORCES DE L'AXE OU LIEES A L'AXE EN EUROPE ET/OU AU PACTE ANTIKOMINTERN

(Pacte anticommuniste)

 Le Pacte anti-Komintern que l'on pourrait appeler "Pacte anticommuniste"  est un accord établi à l'initiative des allemands et signé par le Japon le 25 novembre 1936. Ce pacte est dirigé  contre les pays faisant valoir leur lien avec la 3ème Internationale communiste et en particulier contre l'URSS.

Le 6 novembre 1937 l'Italie signe le pacte anticommuniste. L'Allemagne, Le Japon et l'Italie constituent ce que l'on appelle l'Axe Berlin-Tokyo-Rome dans le cadre d'un accord tripartite signé le 26 septembre 1940. Ces pays sont rapidement rejoints par d'autres États fascistes.

Les principaux signataires du Pacte anticommuniste sont les suivants:

Allemagne, Japon, Italie, Croatie, Danemark, Finlande, Hongrie, Mandchoukouo: État fantoche de la République de Chine sous contrôle japonais, Roumanie, Slovaquie, Serbie et Turquie.

Les États signataires de l'Axe et les cosignataires, cobelligérants, pays annexés et collaborateurs,  sont en Europe les suivants:

Allemagne, Japon, Italie, Hongrie, Roumanie, Slovaquie, Finlande, Autriche, Albanie, France, Croatie, Monténégro, Norvège et Serbie. 

 

Mandchoukouo-Japon-Chine -URSS

En 1931, l'armée japonaise provoque un incident en Mandchourie,  occupe la totalité du Nord de la Chine et crée  l'État fantoche du Mandchoukouo en 1932.  En juillet1936, les Japonais  déclarent la guerre à la Chine. 

L'invasion de la Mandchourie avait créée une frontière de 7 500 km  avec l'URSS et la République de Mongolie liée à l'URSS et dont  un tiers n'était pas défini ce qui engendrait des incidents entre le Japon et l'URSS. Les Japonais accusaient l'URSS d'intervenir dans le conflit sino-japonais.  Le 24 novembre 1936, le Japon signe le pacte anti-Komintern allemand destiné à contrer le Komintern c’est-à-dire la Troisième Internationale communiste et donc l'URSS; en 1939 l'armée japonaise attaque l'URSS mais  subit une cuisante défaite " le désastre de Nomonhan- Khalkhin Gol". En conséquence  le Japon renonce à son expansionnisme au nord de l'Asie pour l'orienter vers le Sud-Est de l'Asie et le pacifique.

Les pactes anti-Komintern et tripartite qui lient l'Allemagne et le Japon mettent l'URSS   dans un étau entre Europe et océan pacifique, entre Allemagne et Japon.

 

PAYS DE L'EST DANS LE CAMP DE L'AXE

 

1-DICTATURE DE HONGRIE

2-DICTATURE DE ROUMANIE

3-BULGARIE

4-PROTECTORAT DE BOHEME-MORAVIE

5-DICTATURE DE SLOVAQUIE

6-DICTATURE DE CROATIE

7-DICTATURE DE LITUANIE

8-DICTATURE DE LETTONIE

9-DICTATURE D'ESTONIE

10-DICTATURE DE SERBIE (Gouvernement de Salut National)

11-MONTENEGRO

12-ALBANIE

 

B-AUTRES PAYS EUROPEENS DANS LE CAMP DE L'AXE

13-DICTATURE D'ALLEMAGNE et Autriche

a-Traité de Versailles et responsabilités collectives dans le second conflit mondial

Le Traité de Versailles est signé le 28 juin 1919 et promulgué le 10 janvier 1920;l'un de ses aspects est le nouveau tracé des frontières de l'Allemagne et en conséquence de l'Europe. L'Allemagne perd 68 000 km² soit 15% de son territoire et 10% de sa population soit  8 millions d'habitants et il lui est interdit pour limiter l'accroissement de sa puissance  de s'unir avec l'Autriche que l'on transforme pourtant en un pays uniquement germanique. L'Alsace-Lorraine revient à la France; les provinces polonaises (Silésie) occupées depuis plus d'un siècle retournent à la Pologne qui est recréée; Dantzig devient une ville libre administrée par la SDN de façon à donner  à la Pologne un accès à la mer mais aussi pour séparer la Prusse Orientale de l'Allemagne; la Sarre et la Rhénanie sont démilitarisées et occupées par les Alliés pour 15 ans et leur sort sera fixé par référendum ensuite.

L'Allemagne déclarée incapable de réaliser une mission civilisatrice perd toutes ses colonies que la SDN place principalement sous administration de la France, de l'Angleterre et de l'Union sud-africaine.

L'Autriche-Hongrie est démantelée par les traités de St Germain et du Trianon, annexes du traité de Versailles. A cette fin on créé une Hongrie indépendante, la Tchécoslovaquie et  la Yougoslavie qui est une extension du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes. Diverses autres parties de l'Autriche-Hongrie sont transférées à la Roumanie et à l'Italie.

  • L'Allemagne doit livrer 5 000 canons, 25 000 avions, ses blindés et toute sa flotte (qui se saborde).
  • Son réarmement est limité et exclut les blindés, l'artillerie et l'aviation militaire.
  • Son armée est limitée à  100 000 hommes.
  • La rive gauche du Rhin, ainsi que Coblence, Mayence et Cologne, sont démilitarisées.
  • L'Allemagne perd la propriété de tous ses brevets.
  • Le Rhin, l'Oder, et l'Elbe sont internationalisés

Il s'agit pour les Alliés de briser l'Allemagne et l'Autriche afin de  se prémunir contre tout futur nouveau conflit et aussi de tirer des avantages financiers et économiques de la victoire.

Versailles est choisi par référence au traité signé le 18 janvier 1871  dans le même lieu à la suite de la défaite de la France en 1870 et au cours duquel la naissance de l'Empire allemand avait été proclamée. Le 28 Juin se réfère au 28 juin 1914 (attentat de Sarajevo).

32 pays alliés et associés sont représentés lors des négociations du traité de Versailles mais la Russie en est exclue et mise en quarantaine par les alliés en raison de la Révolution qui l'avait contrainte à se retirer du conflit en 1917 et qui avait engendré un régime politiquement inconvenant pour les alliés. 

En raison de cet d'ostracisme, les alliés vont se priver du concours   de la Russie qui propose d'intervenir dans les Sudètes pour empêcher l'Allemagne d'absorber in fine toute la Tchécoslovaquie et changer peut-être le cours de l'histoire. Un an plus tard l'URSS montre son efficacité militaire contre le Japon.

Les travaux relatifs au traité de Versailles sont dominés par un directoire de quatre membres : Georges Clémenceau pour la France, Lloyd George  pour la Grande-Bretagne, Vittorio Orlando pour l'Italie, Woodrow Wilson pour les États-Unis. Woodrow Wilson incorpore  le pacte de la Société des Nations - SDN au texte du traité; il veut mettre en place une nouvelle politique internationale fondée sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et sur la collaboration entre les États matérialisée par la SDN.Nous pouvons regretter que la population noire des États Unis n'ait pas pu bénéficier à cette époque du droit des peuples prôné par ce pays.Il recevra pour cela le prix Nobel de la Paix en 1919.Ni les Américains ni les Anglais ne désirent briser totalement l'Allemagne respectivement pour ne pas susciter un esprit de revanche et pour limiter corrélativement la place  de  la France en Europe continentale.

Georges Clemenceau, à l'inverse des anglo-américains et dans un esprit nationaliste et revanchard veut imposer de lourdes indemnités pour casser la puissance économique de l'Allemagne et financer la reconstruction de la France. 

Le montant à payer par l'Allemagne est fixé e à 132 milliards de marks-orLa France est bénéficiaire de ces réparations à hauteur de 52 %, contre 22% pour le Royaume Uni, 10% pour l'Italie et 8% pour la Belgique.

Le PNB de l'Allemagne atteindrait à cette époque 3 milliards de marks-or et les réparations représentent donc 44 années de PNB. En Allemagne, la dette qui équivalait avant 1914 à deux mois de PNB progresse à 3 années de PNB après la guerre. 

John Maynard Keynes, membre de la commission britannique, préconise de ramener le montant global des réparations à 20 milliards de marks-or et met en garde les alliés contre le risque de guerre que pourraient engendrer de trop fortes réparations (Les Conséquences économiques de la Paix). L'Allemagne a trainé sa dette jusqu'au 3 octobre 2010, date à laquelle elle la solde définitivement, près d'un siècle après le début du conflit.

Dépêche AFP -2010:

"Près de 92 ans après la fin de la Première Guerre mondiale, l'Allemagne aura fini dimanche de payer les réparations imposées par les Alliés. Un dernier paiement, pour compléter la somme due de près de 200 millions d'euros, interviendra dimanche, soit 20 ans exactement après la réunification de l'Allemagne, coupée en deux à l'issue de la Seconde Guerre mondiale.  

Des réparations de 269 milliards de Reich marks, imposées par le traité de Versailles en 1919, avaient lourdement pesé sur les gouvernements allemands de la République de Weimar dans les années 1920, et avaient contribué à la venue au pouvoir d'Hitler en 1933. Ces réparations devaient compenser les pertes subies par la France et la Belgique pendant la guerre, et aider à défrayer le coût de cette guerre pour les pays alliés. Il restait encore à l'Allemagne à rembourser les emprunts contractés pour leur paiement avant la date du moratoire Hoover de 1932. L'Allemagne de l'Ouest avait accepté de repayer une partie de ceux-ci à partir de 1953, et il restait à repayer les intérêts sur ces emprunts, accumulés entre 1945 et 1953. Un accord avait été trouvé selon lequel l'Allemagne paierait la totalité de sa dette 20 ans après l'improbable réunification du pays qui  a  finalement eu lieu  contre toute attente".

 

Le traité de Versailles influence le cours de l'Histoire de l'Allemagne aboutissant au second conflit mondial; le Sénat américain refuse de le ratifier ce qui empêche les Etats Unis d'entrer à la Société des Nations et réduit l'autorité de cette organisation dont les Américains étaient pourtant à l'origine.

L'Italie estime qu'elle n'a pas reçu les territoires qui lui avaient été promis "Victoire mutilée" et cette frustration favorise la montée du fascisme et l'entrée en guerre de l'Italie contre les alliés lors du second conflit mondial.

Le paiement de réparations représente une lourde charge pour la République démocratique de Weimar qui a succédé à l'Empire autoritariste. Son montant est impossible à payer même au prix d'une totale paupérisation de l'Allemagne.

Le nouveau chancelier du Reich Wilhelm Cuno réclame en 1922 un report des échéances du remboursement des réparations pour deux ans en échange d’une tentative de stabilisation monétaire mais les alliés n'accèdent pas à sa demande.

Le 11 janvier 1923, Raymond Poincaré décide   d' envahir militairement le bassin industriel de la Ruhr sous prétexte  que l’Allemagne n’avait livré  que 75 000 mètres de lignes télégraphiques sur les 200 000 mètres espérés et n'avait pas envoyé suffisamment de charbon. Ce déficit dans les livraisons de l'Allemagne ne représente qu'un montant de 24 millions de marks-or à comparer aux 1 484 millions de paiements déjà effectués. C'est une humiliation pour tout le peuple allemand et une erreur qui va, avec d'autres maladresses, paver le chemin de la victoire du Nazisme.

Ces exigences et cette occupation ne font qu'accroitre la déstabilisation économique de l'Allemagne et le mécontentement populaire. Les troupes françaises agissent avec brutalité dans la Ruhr: instauration de l’état de siège, interdiction d’envoyer du charbon de la Ruhr en Allemagne.

Les Américains décident d'intervenir pour que l'Allemagne ne soit pas mise à genoux et éviter un nouveau conflit. Le plan Dawes  facilite les conditions de remboursement de l'Allemagne,  mais la charge reste trop lourde et conduit au plan Young en 1929 par lequel les dettes allemandes sont fortement diminuées et rééchelonnées jusqu'en 1988 mais compte tenu de la grande dépression internationale les versements sont provisoirement interrompus au titre du moratoire Hoover de 1931 et le plan Young ne peut être appliqué.

b-La République de Weimar ne résiste pas au poids des réparations imposées par le traité de Versailles

Après la défaite, le Kaiser Guillaume II abdique le 9 Novembre 1918 et s’enfuit aux Pays Bas ; le même jour la République est proclamé par Philipp Scheidemann. Entre 1918 et 1919, l’ancienne Allemagne disparaît et une vague de conflits violents opposent sociaux-démocrates et révolutionnaires. Le  SPD, obtient une majorité et Friedrich Ebert devient Président de la République de Weimar. Ce nom est dû au fait que de l’assemblée constituante s'était réuni à Weimar par crainte de désordres à Berlin.

En 1923 et 1924, l'Allemagne sombre dans l'hyperinflation qui est une  conséquence du dépeçage de l'économie par les alliés et de leur refus de l'aider à retrouver son équilibre économique alors que les armées française et belge occupent la Ruhr. Tout cela ne fait qu'attiser les mécontentements, favoriser les extrémistes et précipiter l'ascension du parti nazi. L’hyperinflation de 1923 est un évènement-clef qui favorise durablement le nazisme par le traumatisme qu'il engendre et le souvenir cuisant qu'il laisse. 

Le Chancelier Cuno démissionne le 13 août 1923et est remplacé par Gustav Stresemann qui forme un gouvernement de « Grande coalition. » Dans un esprit d'apaisement Gustav Stresemann met fin à la résistance passive de la population contre les alliés dans Ruhr que Cuno avait encouragée. Gustav Stresemann n'est chancelier que pendant trois mois mais devient Ministre des affaires étrangère jusqu'à son décès en 1929.

Au cours des dernières années de sa vie Gustav Stresemann et Aristide Briand tentent d'empêcher que l'évolution des relations entre la France et l'Allemagne n'engendrent un nouveau conflit.

La République de Weimar a dû vivre d’importants troubles et notamment l’hyperinflation et l'occupation militaire de la Ruhr. Charles Dawes, Vice Président des États Unis  réduit les annuités de 1924 à 1928 et prévoit la possibilité d'appliquer un moratoire en cas de crise économique internationale. Ce réaménagement permet des stabiliser l'économie allemande et de lutter contre l'inflation. Charles Dawes reçoit pour cela le Prix Nobel de la Paix en 1925.

Avec l'arrivée des nazis au pouvoir en 1933 les réparations ne sont plus payées.

c-ARISITIDE BRIAND ET GUSTAV STRESEMANNN : LE DESIR DE PAIX 

Aristide Briand (1862-1932) : 11 fois président du Conseil, 20 fois ministre, il cherche à rapprocher la France et l’Allemagne et désire mettre la guerre hors la loi avec le soutien de la SDN.

Gustav Stresemann (1878-1929) : Chancelier en 1923 puis Ministre des Affaires Étrangères de 1923 à1929 est favorable au rapprochement entre la France et l’Allemagne.

Aristide Briand et Gustav Stresemann reçoivent ensemble le prix Nobel de la Paix le 10 décembre 1926.

Gustav Stresemann a besoin d’allègements supplémentaires en ce qui concerne les dédommagements pour prévenir la montée du Nazisme.  En 1929 Gustav Stresemann declare: « Wenn Briand jetzt keine Konzessionen macht, bin ich erledigt. Dann kommt ein anderer. Gehen Sie nach Nürnberg und sehen Sie sich Hitler an! » - Felix Hirsch, op. cit., p.75. “Si Briand ne fait pas de concessions maintenant, je suis fait. Il en viendra un autre. Allez à Nuremberg et voyez Hitler ! »

Peu de temps avant de mourir en 1929, Il déclare aussi : « Wenn die Alliierten mir ein einziges Mal entgegengekommen wären, hätte ich das Volk hinter mich gebracht, ja, noch heute könnte ich es hinter mich bringen. Aber sie haben mir nichts gegeben und die geringfügigen Konzessionen, die sie gemacht haben, sind immer zu spät gekommen. So bleibt uns nichts anderes als die brutale Gewalt.

Die Zukunft liegt in der Hand der neuen Generation, und diese, die deutsche Jugend, die wir für den Frieden und Wiederaufbau hätten gewinnen können, haben wir verloren. Hierin liegt meine Tragödie und ihr, der Alliierten, Verbrechen. » - Gerhard Krause, Die Schuld am deutschen Schicksal, Wahrheit als Waffe gegen Lüge und Verleumdung, Preussisch Oldendorf, 1973, p.251.

« Si les Alliés étaient venus me voir une seule fois, j'aurais eu le peuple derrière moi, oui, encore aujourd'hui je pourrais le faire. Mais ils ne m'ont rien donné et les plus petites concessions qu'ils ont faites sont toujours venues trop tard. Ainsi, il ne nous reste rien d'autre que la violence brute. L'avenir est entre les mains de la nouvelle génération ; or celle-ci, la jeunesse allemande, que nous aurions pu rallier à nous pour la paix et la reconstruction, nous l'avons perdue. C'est cela ma tragédie et votre crime, à vous les Alliés »

 Les responsabilités historiques ne sont jamais aussi simples qu’on le présente. Tout le monde a une part de responsabilité que l’on perçoit mieux à mesure que le temps passe. La Paix est une œuvre collective mais l’obstination des uns et des autres aura engendré le second conflit mondial.

d- LA MONTEE DU NAZISME

La crise économique de 1929, le souvenir de l'hyperinflation de 1923  due au dépeçage économique de l'Allemagne, les autres conditions du Traité de Versailles et l'occupation de la Ruhr minent la démocratie allemande et pave le chemin du Parti national-socialiste des Travailleurs allemands (NSDAP-Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei ) vers la victoire; il devient le deuxième parti allemand lors des élections au Reichstag le 14 septembre 1930 derrière le SPD.

Au cours des élections du 6 novembre 1932, le Parti Nazi perd des voix et le Parti communiste en gagne et obtient 100 sièges.

La droite et les milieux d'affaires prennent peur   et font pression sur le Maréchal Hindenburg (Président du Reich) pour qu'Hitler soit nommé chancelier après les élections de 1933 au cours desquelles le parti nazi progresse. La peur du communisme à droite est ainsi un allié sûr du nazisme. Les élections de mars 1933 donnent au parti Nazi une majorité relative au Parlement  avec 43,9% des suffrages, Hitler nommé chancelier, s'attribue les pleins pouvoirs. A la mort de Paul von Hindenburg le 2 août 1934, Hitler inaugure le IIIe Reich et se nomme Führer en accumulant les rôles de président et de chancelier du Reich; Pour les nazis  le premier Reich aurait été le Saint-Empire romain germanique et le second, l'Empire de Guillaume II.

Les communistes sont emprisonnés ou assassinés, l'opposition est étouffée et l'antisémitisme devient une politique d'État : en 1933 les juifs sont exclus des administrations publiques et en 1935 ils sont privés de la nationalité allemande. Dès 1933, l'Allemagne quitte la SDN, maintient l'arrêt  du  paiement des réparations et dénonce les clauses du traité de Versailles.

En 1935, le service militaire est rétabli; en 1936, la Rhénanie est remilitarisée et les troupes allemandes interviennent en Espagne aux cotés des  troupes fascistes italiennes pour soutenir Franco contre la République. En 1938 les Nazis réalisent l'Anschluss avec l'Autriche (en opposition aux conditions du traité de Versailles) très appréciée par les populations allemandes et autrichiennes.

Toujours en opposition avec le traité de Versailles les Allemands envahissent les sudètes et obtiennent l'accord des Anglais et des Français à Munich qui leur permet in fine de mettre en pièces la Tchécoslovaquie; en 1939 ils envahissent la Pologne qui avait été recréée par le Traité de Versailles.

e-LE NAZISME

Le Nazisme bénéficie d'un immense soutien populaire en Allemagne à partir de 1933; la politique de réarmement des nazis créé des emplois puis durant la guerre  l'exploitation des ressources et de la main d'œuvre des pays occupés améliorent la situation des Allemands; l'expropriation des juifs, l'occupation de la Rhénanie et l'Anschluss sont très appréciées par la population.

Après que l'Allemagne ait pris le contrôle de l'Europe continentale de l'Ouest à l'Est jusqu'aux portes de Moscou, les principaux dirigeants nazis adoptent "la solution finale" le 20 janvier 1942 à Wannsee visant à exterminer le peuple juif. Cette extermination avait de fait commencé dès 1941 lorsque l'Armée rouge avait dû reculer, d'abord  à l'initiative de populations locales de l'Europe de l'Est  puis des allemands dès leur  arrivée dans ces pays.

La France est dans ce domaine le bon élève des nazis puisque les lois antisémites sont appliquées dés 1940 et des arrestations et rafles sont organisées par les autorités françaises avec plus de zèle que les allemands ne le demandent.

OBSESSION ANTISEMITE

L'obsession antisémite des nazis est appréciée  dans tous les pays d'Europe sur le terreau de  l'antisémitisme européen bimillénaire et multiforme; l'antisémitisme traditionnel européen permet aisément aux nazis    de désigner le peuple juif  comme la cause de tous les maux.

L'antisémitisme nazi est  l'expression "paroxystique" de l'antisémitisme traditionnel européen.

Au XIXème  et XXème siècle l'antisémitisme traditionnel inspiré par l'Église s'enrichit de théories racistes pseudo scientifiques sur lesquelles les nazis s'appuient pour réaliser le plus grand homicide collectif de l'histoire européenne.

Au delà de l'Affaire Dreyfus qui a aboutit à la conclusion que seul le retour des Juifs en Israël pouvait les protéger d'une mort certaine en Europe, la France, l'Angleterre et l'Allemagne ont été le nid au XIXème  et XXème siècle, de nombreux théoriciens antisémites et racistes qui ont inspiré le Nazisme:

  • Arthur de Gobineau (1816-1882) auteur de l’Essai sur l’inégalité des races humaines ; son texte contient les hiérarchies raciales reprises par les nazis.
  • Georges Vacher de Lapouge (1854-1936) auteur de l’Aryen et son rôle social. Il déguise sa vision raciste sous une forme pseudo scientifique et influence  les nazis.
  • Heinrich Treitschke écrit en 1880 “Noch einige Bemerkungen zur Judenfrage”(Quelques remarques sur la question juive).
  • Eugen Dühringécrit la même année “Die Judenfrage als Frage der Racenschädlichkeit”(La question juive en tant que question de nocivité raciale).
  • Houston Stewart Chamberlain (1855-1927), auteur du Fondement du XIXème siècle  est un raciste anglais fanatique convaincu de la supériorité de la race aryenne.
  • Herbert Spencer (1820-1903) créé le darwinisme social donnant le droit au plus fort d'éradiquer le plus faible.
  •  Francis Galton (1822-1911) créé l'eugénisme très apprécié des nazis.

Le nazisme a donc poussé à l'extrême le continuum antisémite de la tradition chrétienne et de la pensée européenne.

Les choix antisémites de la France pendant le second conflit mondial  illustrent comme en Allemagne le fort ancrage de ce phénomène dans les populations.

Les populations des pays de l'Europe de l'Est n'ont pas besoin de théoriciens pour maintenir leur tradition meurtrière antisémite qui a abouti aux pogroms en Russie Tsariste. Jusqu'en 1921 les Tsaristes ont continué a fomenté des pogroms en Russie et en Ukraine.

En 1939 la population juive européenne s'élevait à 9 600 000 personnes dont      6 000 000 soit 62.5% ont été exterminés par l'Allemagne.

 

LE RACISME, PIERRE ANGULAIRE DE LA PENSEE NAZIE

Les Nazis font l'apologie  la supériorité de la « race aryenne » ou race nordique à laquelle ils prétendent appartenir, sur toutes les autres. Cette race aryenne est pour eux la seule source du progrès de l'Humanité; la race aryenne doit conserver la pureté de son sang pour concentrer le génie humain. Cette conception maladive a encouragé des applications eugéniques comme  l’élimination des personnes malades et handicapées. Les nazis classent grossièrement et approximativement les races non aryennes en  « races à éduquer » (Latins..), « races à asservir» (Slaves...) et « races à exterminer » (juifs...).

Alfred Rosenberg, théoricien du nazisme dans Le Mythe du vingtième siècle (1930), réduit l’histoire à une lutte des races et indique que la race nordique est menacée par le métissage, les Juifs et les valeurs judéo-chrétiennes.

NAZISME ET FASCISME

Le socialisme national s'oppose au socialisme et au communisme tous deux internationaux. Le national socialisme n'a rien de socialiste et s'inspire du fascisme.

Selon Hitler  « Celui qui est prêt à faire sienne la cause nationale, dans une mesure telle qu'il ne connaît pas d'idéal plus élevé que la prospérité de la nation ; celui qui a compris que notre grand hymne Deutschland über alles signifie que rien, rien dans le vaste monde ne surpasse à ses yeux cette Allemagne, sa terre et son peuple, celui-là est un socialiste.»

Ainsi dans la langue nazie les  termes « nationalisme » et « socialisme » sont  synonymes et la lutte des classes est remplacée par l'union des classes dans la "Volksgemeinschaft" (communauté du peuple). 

Le régime nazi est proche du fascisme  par son  caractère démonstratif, le culte du chef , la domination du parti  et l'usage de la violence. Le nazisme est un type de fascisme incorporant le racisme et l'antisémitisme en tant que doctrines d'État. Le Nazisme est un phénomène unique.

Les nazis pensent que la race aryenne mérite un espace vital qui lui apporte à la fois l'espace et les  ressources nécessaires à l'indépendance à l'égard de l'économie et de la finance internationale influencée pour eux par les juifs; la guerre est pour eux un moyen légitime pour y aboutir.

Les mouvements dits fascistes aujourd'hui ont une couleur nazie dans la mesure où ils intègrent systématiquement le racisme en plus de l'ultranationalisme.

Le nazisme est un phénomène singulier qui ne peut être comparé à aucun autre sans  risquer d'en affaiblir la référence paroxystique qu'il représente en matière d'horreur, comme cela a malheureusement été fait dans la déclaration de Prague de 2008.

La singularité du nazisme a engendré l'horreur unique que représente la Shoah et pourtant l'unicité ou singularité de la Shoah  est dangereusement remise en question aujourd'hui par la droite  et l'extrême droite européennes qui souhaitent qu'une équation soit faite entre communisme et nazisme au prix d'un affaiblissement de ce que représente le nazisme et la Shoah en tant que références historiques; les plus farouches partisans de cette équation sont en général des mouvements d'extrême droite et antisémites des pays de l'Europe de l'Est relayés par la droite européenne.

L'imprécision voire le parti pris des différents récits de l'histoire de l'Europe depuis 1918 participe à cette radicalisation des idées. Cette tendance est illustrée par la Déclaration de Prague de 2008.  

 

AUTRICHE

Depuis la fin de la première guerre mondiale l'Autriche avait été réduit à un pays germanique non autorisé à s'unir avec l'Allemagne aux termes du traité de Versailles  afin de limiter la  taille de l'Allemagne. Les nazis ont bien sûr un point de vue opposé et veulent l'union de l'Allemagne avec l'Autriche. Le chancelier autrichien  Kurt von Schussingg favorable au contraire  à une Autriche indépendante tente d’organiser un référendum sur ce sujet mais le parti nazi autrichien organise un coup d'Etat le 11mars 1938  avant ce vote.  Le pouvoir est  transféré à l’Allemagne dont  les troupes entrent en Autriche le 12 mars 1938 pour soutenir l’annexion. Les populations allemande et autrichienne sont enthousiasmées par cette union qui est soutenue à 99% lors d'un référendum organisé pour l'entériner.

La persécution des Juifs qui subissent le même sort que les Juifs allemands, est soutenue par la population dont  l'antisémitisme est  une tradition de longue date. Environ 130 000 juifs autrichiens fuient à l'étranger et notamment au Royaume-Uni.

Si la population autrichienne ne représente que 8 % de la population de l'Allemagne, les Autrichiens constituent 14 % des SS et 40 % des personnes  liées à la mise en œuvre de la Shoah.

 

Parmi les Autrichiens ayant occupé de hauts postes au sein du Troisième Reich on peut citer:

 

Adolf Hitler, Franz Böhme, Lothar Rendulic, Julius Ringel, Alexander Löhr, Adolf Eichmann organisateur de la Shoah, Odilo Globocnik, Amon Göth  commandant du camp de concentration de Plaszow, Franz Stangl commandant des camps d'extermination de Sobibor et Treblinka,  Enst Kaltenbrunner chargé du RSHA (Office central de sécurité du Reich), Otto Skorzeny organisateur de l'évasion de Benito Mussolini du Gran Sasso,   Arthur Seyss-Inquart commissaire du Reich aux Pays-Bas et aussi Karl Silberbauer célèbre pour avoir arrêté Anne Frank et sa famille le 4 août 1944.

 

L'Autriche refuse toute responsabilité et toute indemnisation en ce qui concerne ses victimes juives.

 

13-DICTATURE D’ITALIE 

L'Italie est le berceau du fascisme. Ce nom a pour origine: "fascio", faisceau composé de verges et d'une hache destiné à l'exécution des sentences prononcées par les magistrats romains et que l'on peut interpréter comme "l'ordre par la violence." 

Le fascisme s’oppose à la la démocratie, au  parlementarisme, à l'individualisme, à l'humanisme, à l'égalité des hommes ; il est  totalitaire,  nationaliste et  militariste et impose son ordre par la violence.

Le fascisme impose un ordre social à la tête duquel se trouve le  chef suprême. Le fascisme cherche à obtenir une large adhésion populaire par la démagogie populiste.

En 1922, le parti national fasciste a 35 députés au Parlement et plus de 700 000 membres et Benito Mussolini organise la marche des chemises noires sur Rome le 28 Octobre 1922.

Le Roi Victor-Emmanuel III n'autorise par l'Armée Italienne à les repousser et charge Benito Mussolini de former un nouveau Gouvernement. Le Parti national fasciste est vainqueur aux élections d'avril 1924 grâce à une modification du système électoral (loi Acerbo).

Avec les lois fascistes dites fascitissimes (1926), les partis politiques autres que le parti fasciste, sont interdits, leurs députés sont déchus, la presse est censurée, une police secrète est instaurée, ainsi qu'un fichier de suspects politiques.

L'Italie signe le pacte anticommuniste allemand et  le pacte tripartite avec l'Allemagne et le Japon.

En 1938 l'Italie promulgue des lois racistes et antisémites. Le fascisme est normalement fondé sur l'ultranationalisme et a influencé le nazisme; à son tour le nazisme a influencé le fascisme en mêlant les concepts de communauté nationale et de communauté raciale.

 

14-DICTATURE DE FRANCE

Alors que la guerre est déclarée depuis le 3 septembre 1939 les hostilités ne commencent que le 10 mai 1940, avec l'offensive allemande contre la France à travers les Pays-Bas et la Belgique et dans les Ardennes.

Les chars et les bombardiers allemands jouent un rôle essentiel. Les troupes françaises battent  rapidement en retraite.

La France a déclaré la guerre à l'Allemagne après l'invasion de la Pologne mais n'est pas intervenue pour défendre ce pays alors qu'elle en avait l'obligation et a donc simplement attendu pendant 8 mois d'être attaquée par l'Allemagne. Le Royaume Uni en a fait autant.        

Le 17 mai 1940, le maréchal Pétain est nommé vice-président du Conseil dans le gouvernement Paul Raynaud.

Le 14 juin 1940, Paris est occupé par les allemands et le Gouvernement, le président de la République et les Assemblées se réfugient à Bordeaux.

Le 16 juin 1940,  Paul Reynaud présente la démission du Gouvernement et le  maréchal Pétain est nommé à sa place.

Le maréchal Pétain est favorable à un armistice et le 17 juin 1940, il annonce qu’« il faut cesser le combat ».

L’armistice est signé le 22 juin 1940 à Rethondes c'est à dire à l’endroit où l'Allemagne avait signé l'Armistice le 11 novembre 1918.

Le texte inclut vingt-quatre articles qui vont faciliter l'offensive allemande en Europe dont les  principaux sont les suivants:

  • Les prisonniers de guerre (plus de 1,5 million d'hommes) restent en captivité jusqu'à la signature d'un accord de paix.
  • La moitié nord, ainsi que la côte atlantique, passent sous occupation allemande; cette zone occupée  couvre les trois cinquièmes du territoire le plus riche de France et le reste au sud de la Loire est appelé «zone libre». La souveraineté française s'exerce sur l'ensemble du territoire,  zone libre et zone occupée; dans la zone occupée l'Allemagne exerce « les droits de la puissance occupante », qui implique la collaboration de  l'administration avec elle.
  • La France doit pourvoir à l'entretien de l'armée d'occupation et le coût de cet entretien est fixé à 439 millions de francs en moyenne par jour: 400 millions par jour de juin 1940 à mai 1941 - 300 millions par jour de mai 1941 à novembre 1942 et 500 Millions par jour de mai 1942 à août 1944 soit au total 639 milliards de francs et en moyenne 150 milliards de francs par an.
  • Dans la zone libre, l'armée française est limitée à 100 000 hommes  désarmés.
  • L'Empire colonial français reste sous l'autorité du Gouvernement français.
  • Les bâtiments de guerre doivent rester dans leur port d'attache.
  • La France doit livrer les réfugiés politiques allemands ou autrichiens présents sur son sol.
  • L'Alsace -Moselle est annexée par l'Allemagne

Le 10 juillet 1940, la République, par son assemblée nationale, met en place une dictature en octroyant  les pleins pouvoirs au maréchal Pétain qui  bénéficie d'un immense soutien populaire. Une loi, dite "constitutionnelle" , votée par les deux Chambres (569 voix pour, 80 voix contre et 20 abstentions) réunies au casino de Vichy, « donne tout pouvoir au gouvernement de la République, sous l'autorité et la signature du maréchal Pétain », sans contrôle de l’Assemblée nationale.

Après le débarquement allié en Afrique du nord en novembre 1942, la zone libre est aussi occupée par l'Allemagne.

L’État français mène, dès 1940, une politique de collaboration zélée  avec l’Allemagne nazie.

Le Maréchal Pétain a des convictions fascistes, racistes et antisémites qui font  de la France un pays en concordance idéologique avec l'Allemagne nazie; il mène une politique de contrition nationale pour le rachat du relâchement de la France selon lui, avant la guerre.

Son gouvernement devance les demandes des allemands en ce qui concerne la politique antijuive et les rafles.

La France désire être le bon élève de l'Axe afin d'avoir une place de choix dans la future Europe dirigée par l'Allemagne et apporte probablement "l'aide la plus importante à l'Allemagne nazie parmi les pays de l'Axe sur divers plans":

  • Économique et financier: par des livraisons de marchandises et denrées diverses, par le paiement de 438 millions de francs par jour en moyenne et par la main d'œuvre livrée à l'Allemagne dans le cadre du STO. La France offre à l'Allemagne approximativement la moitié de son PNB.
  • Militaire: par des livraisons d'armes, le blocage de la flotte, par la lutte contre les opposants à l'Allemagne en France, par la construction du mur de l'atlantique par des entreprises et de la main d'œuvre françaises, financée avec l'argent de la France versée aux Allemands.       7 000 volontaires s'engagent aux cotés des allemands sur le front de russe.
  • Antisémite: par les lois restreignant l'activité des juifs et les arrestations de juifs livrés à l'Allemagne. Une milice de 35 000 français participe à l'application de la politique allemande.

Le gouvernement de Vichy a été très productif en matière de textes de loi et d'actions  destinées à "aryaniser" la société française en en excluant les juifs et en les livrant aux nazis.

Le fascisme du maréchal Pétain est par sa forte obsession antisémite, très proche du nazisme.

L'antisémitisme a été particulièrement invasif au cours de cette période et la France ne peut pas faire l'économie d'un travail de mémoire.

Ce zèle est d'autant plus vain que les nazis n'ont jamais caché leur aversion pour la France (Cf. Mein Kampf). 

Exemples de lois de Vichy

a. Loi du 21 juin 1941 réglant les conditions d’admission des étudiants juifs dans les établissements d’enseignement supérieur: 

Nous, Maréchal de France, chef de l’État français, le conseil des ministres entendu, décrétons :

Art.1er : Le nombre des étudiants juifs admis à s’inscrire pour chaque année d’études d’une faculté, d’une école ou d’un institut d’enseignement supérieur, ne peut excéder 3 % des étudiants non juifs inscrits pour cette même année durant l’année scolaire précédente.

b. Loi du 22 juillet 1941 relative aux entreprises, biens et valeurs appartenant aux Juifs

Nous, Maréchal de France, chef de l’État français, le conseil des ministres entendu, décrétons :

Art. 1er : En vue d’éliminer toute influence juive dans l’économie nationale, le commissaire général aux questions juives peut nommer un administrateur provisoire à :

1. Toute entreprise industrielle, commerciale, immobilière ou artisanale ;

2. Tout immeuble, droit immobilier ou droit au bail quelconque ;

3. Tout bien meuble, valeur mobilière ou droit mobilier quelconque, lorsque ceux à qui ils appartiennent, ou qui les dirigent, ou certains d’entre eux sont juifs.

Darquier de Pellepoix nommé à la direction du Commissariat général aux questions juives en mai 1942, fait circuler des instructions  imposant l'abandon du mot israélite qui doit être remplacé par Juif et l'interdiction à propos des Juifs de dire Monsieur X pour dire à la place le juif  X .

Le mot israélite est une exception française introduite par Napoléon probablement, ainsi que l'on a pu  l'observer sous Pétain parce que le mot juif sonnait comme une insulte dans la France antisémite et ne se prêtait pas la normalisation des rites voulue par Napoléon.

L'exagération orchestrée du poids de la France Libre:

Ce phénomène a largement été exagéré avec le concours des musées, monuments, médias   et de l'enseignement afin semble-t-il de faire oublier la collaboration de la France dans le cadre de l'Axe.

Alors que l'État français était le régime officiel qui rassemblait toutes les forces du pays il a été de bon ton de dire que la France libre était devenu une réalité substantielle et cela a empêché le pays de faire un indispensable et salutaire travail de mémoire.

Ce n'est qu'après l'initiative d'une déclaration de Jacques Chirac le 16 juillet 1995, soit un demi-siècle après la fin de la guerre, qu'il a été officiellement  admis qu'il n'existait qu'une seule France responsable de crimes pendant la seconde guerre mondiale. Cette déclaration tardive illustre  la difficulté pour la France de redécouvrir son histoire après un demi-siècle de flou:

"Oui, la folie criminelle de l'occupant a été chacun le sait, secondée par des Français, secondée par l'État Français......" Jacques Chirac 16 Juillet 1995.

L'organisation de la  "France libre" est issue du ralliement au général de Gaulle de citoyens et sujets (indigènes) Français qui veulent poursuivre la lutte contre l'Allemagne aux côtés des britanniques.

De nombreux militaires français se trouvent en Grande-Bretagne au début de l'été 1940, évacués par les opérations "Dynamo et Ariel", mais une faible partie de ces forces rallie la "France libre" en Grande-Bretagne.  En décembre 1940, les Forces françaises libres comptent 27 000 hommes après le ralliement de diverses colonies et atteignent  un maximum de 70 000 personnes en 1943 dont la moitié de français avant la fusion au sein du CFLN.

La réalité

  • En novembre 1942, les américains débarquent en Afrique du nord (opération Torch) sous le feu des soldats français liés à l'État français et donc à l'Axe; les américains prennent le contrôle du Maroc et de l'Algérie ce qui change la donne en Afrique du nord, mais écartent les partisans du Général De Gaulle.

Alexis Léger dit St John Perse partisan d'Aristide Briand et exilé aux États Unis a mis en garde les américains contre les possibles dérives autoritaires du Général De Gaulle.

  • Après la prise du contrôle du Maroc et de l'Algérie par les américains le commandement des troupes françaises désirant se battre avec  les alliés est assuré à partir de 1943 par le Comité français de libération nationale  (CFLN) qui regroupe les troupes d'Afrique commandées par le Général Giraud  qui a fait sécession avec le maréchal Pétain, ainsi que les partisans du  Général de Gaulle.

Le travail de mémoire n'a pu péniblement commencer qu'à partir des années 1970: "Le Chagrin et la Pitié" de Marc Ophuls en 1971, "l'Affaire Touvier" en 1992, "le livre de Robert Paxton" sur la France de Vichy en 1973 et  "la déclaration de Jacques Chirac" en 1995.

 

15-FINLANDE

La Finlande signe le pacte antikomintern en novembre 1941 mais pas le Pacte tripartite. La Finlande  se joint aux troupes allemandes sur le Front russe et tente de prendre Leningrad avec les troupes nazies.

On doit donc considérer ce pays comme faisant partie "de facto" de l'Axe.

16-DICTATURE DE GRECE

Après l'invasion allemande, le gouvernement grec part en exil en Crète puis en Égypte. À l'origine, l'Italie souhaitait annexer le pays mais l'Allemagne préfère y installer  un régime fantoche. L'Italie occupe la majeure partie du pays mais les régions clefs d'Athènes et de Macédoine  sont contrôlées par les Allemands. Le général Georgios Tsolakoglou est nommé à la tête du gouvernement de collaboration.

17-DICTATURE DE NORVEGE

L'Allemagne envahit la Norvège+ au printemps 1940 mais le roi Haakon VII refuse d'abdiquer en faveur du nationaliste pro-nazi Vidkun Quisling.   Finalement les allemands forcent le Roi à l'exil  et imposent la formation d'un gouvernement  dirigé par Vidkun Quisling le 1eraout 1942.

 

18-DANEMARK

L'Allemagne envahit le Danemark dans le cadre de l' Opération Weserübung  en avril 1940 et lui laisse une certaine autonomie. Le Danemark aligne sa politique extérieure avec celle de l'Allemagne en signant le pacte antikomintern et en coupant ses relations avec les Alliés.

 

19-SUEDE

La Suède a toujours revendiqué un statut de pays neutre. Néanmoins lors de la Guerre d'Hiver entre son voisin finlandais et l'Union soviétique, le pays apporte un soutien logistique et militaire à la Finlande. La Suède  autorise le transit des troupes allemandes sur son territoire. La Suède apparait être plus du coté des allemands que véritablement neutre.

 

20-DICTATURE D'ESPAGNE

Au cours de la Guerre d'Espagne, les forces nationalistes menées par Franco reçoivent le soutien de l'Allemagne et de l'Italie et remportent la guerre contre la République. Franco conserve une certaine  distance vis-à-vis de l'Axe car l'état catastrophique du pays après la guerre civile  ne lui permet pas d'envisager une guerre.

Toutefois l'Espagne signe le pacte antikominern et envoie 50 000 hommes qui forme la division bleue, combattre sur le Front russe . Après la guerre, le pays accueille de nombreux fascistes, nazis et collaborateurs européens fuyant les alliés.

C-LES PAYS DE L'UNION EUROPEENNE ET L'AXE

 

Sur les 21 pays de l'Axe ou ayant collaborant avec l'Axe 15 ont été membres de l'Axe ou ont librement collaboré avec l'Axe. Ces pays sont les suivants:

 

Hongrie-Axe, Roumanie-Axe, Croatie- Collaborateur avec l'Axe, Bulgarie-Collaborateur avec l'Axe, Lituanie - Collaborateur avec l'Axe, Lettonie- Collaborateur avec l'Axe, Estonie- Collaborateur avec l'Axe, Allemagne -Axe, Autriche-Axe de facto, Italie-Axe, Finlande-Axe de facto, France- Collaborateur avec l'Axe, Danemark-Proche de l'Axe, Suède- Proche de l'Axe et Espagne- Proche de l'Axe.

 

8 de ces 15 pays sont des pays Est-Européens.

 

Ces 15 pays sont aujourd'hui tous membres de l'Union Européenne des 28 à partir de Juillet 2013 (en incluant la Croatie).

 

Ces 15 pays représentent 55% des 28 membres de l'Union Européenne (Croatie incluse) mais leurs populations représentent 65.5% de la population de l'Union Européenne (333 millions sur 508 millions).

 

D- ROYAUME UNI

Le 1er septembre 1939 l'Allemagne envahit la Pologne ce qui entraine la France et la Grande Bretagne à lui déclarer à leur tour la guerre le                3 septembre 1939.

Un corps expédtionnaire britannique (BEF) est envoyé à la frontière franco-belge mais la Grande-Bretagne et la France ne lancent aucune offensive et laissent l'Allemagne envahir la Pologne.

Le BEF se compose de 10 divisions d'infanterie, d'une brigade de chars et d'un détachement de la Royal Air Force comprenant  500 avions.            Le 10 mai 1940, l'Allemagne envahit la France et  le BEF est immobilisé par l'offensive allemande à travers la Belgique puis  isolé par celle des Ardennes.

 

Les plus grandes opérations de fuite du champ de bataille: Opérations Dynamo et Ariel

Isolées par les allemands, des forces françaises et les forces britanniques fuient vers la Grande Bretagne. L'évacuation des forces britanniques et françaises appelé "Opération Dynamo" débute le 26 mai 1940 avec une couverture aérienne de la RAF. Au cours des dix jours suivants, 338 226 soldats britanniques et françaissont évacués vers la Grande-Bretagne et 215 000 autres soldats et autres  sont évacuésparCherbourg, St Malo, Brest, St Nazaire, La Rochelle, Bordeaux, Le Verdon, Bayonne and St Jean de Luz essentiellement en juin1940 dans le cadre de "l'opération Ariel." 

La protection de la Grande Bretagne contre une possible invasion allemande devient une priorité.  À la mi-1940, la principale préoccupation de la Royal Air Force, est de protéger l'espace aérien britannique contre les attaques de la Luftwaffe.

Pour les Allemands, la suprématie aérienne est une condition préalable à toute invasion ; la défense de l'espace aérien par la RAF constitue la Bataille d'Angleterre

Les allemands ont trois objectifs:

  • Le bombardement des convois britanniques appelé « Kanalkampf » (Juillet-août 1940)
  • La destruction de la RAF (début août - 7 septembre 1940) ;
  • Les bombardements de Londres et des grandes villes jusqu'au printemps 1941.

Après de nombreux combats cette bataille défensive est gagnée par la RAF et les allemands décident de reporter l'invasion de la Grande-Bretagne pour se concentrer sur celle de l'URSS. 

L'échec allemand s'explique par les raisons suivantes:

  • Efficacité des stations de radar de la RAF
  • Déchiffrage réussi des communications allemandes
  • Portée limitée des avions allemands

Le Royaume Uni va accroitre ses troupes de 2.2 millions de soldats en 1940 à        4.5 millions en 1944 et servir de base militaire en Europe pour les forces américaines et canadiennes en vue d'un débarquement en Europe quatre années plus tard.

III-LE PACTE GERMANO-SOVIETIQUE 

Selon les termes du bestseller "Mein Kampf"  dont 12 millions d'exemplaires ont été vendus ou distribués en tant que programme sous-jacent du Parti Nazi, l'URSS est au premier rang pour constituer le  "Lebensraum" (espace vital pour les aryens)  en raison de sa taille et de ses ressources et de sa population non-aryenne; sa conquête par la guerre est un acte légitime pour les nazis. De plus l'URSS  est le berceau de l'idéologie bolchévique à anéantir selon les nazis qui reprochent entre autres aux communistes et aux juifs  d'être responsable de la défaite de 1918.

Dés 1936 le pacte Antikomintern allemand vise directement l'URSS. 

  • En 1936 l'URSS est le seul pays à intervenir en faveur de la République espagnole, livre des armes (chars et avions) et envoie des conseillers militaires.

L'Allemagne nazie participe au conflit en Espagne aux côtés des nationalistes en envoyant 10 000 hommes et se livre à des bombardements aériens des positions républicaines. L'aide italienne au camp nationaliste espagnol est massive et pourtant la France et la Grande Bretagne n'interviennent pas.

  • En 1938 l'URSS propose de défendre la Tchécoslovaquie contre l'Allemagne mais n'est pas écoutée par les Français, Anglais qui préfèrent in fine abandonner  la Tchécoslovaquie en signant les accords de Munich.
  • En 1939 l'URSS est attaqué par un autre signataire du Pacte antikomintern "le Japon" qui subit une cuisante défaite. L'URSS est prise en étau entre l'Allemagne et le Japon. 

De plus l'URSS voit dans  le pacte Germano-Soviétique, un moyen de récupérer des territoire perdus lors de la signature des traité de Brest Litovsk entre la Russie désorganisée par la Révolution et l'Allemagne du 3 Mars 1918: perte de 800 000 km2 et de celui de Riga entre l'URSS et la Pologne du 18 Mars 1921qui consacre l'avancée des  troupes polonaises conseillées par De Gaulle et Gamelin, au delà de la limite  fixée par Lord Curzon (ministre des affaires étrangère de Grande Bretagne).

L'URSS victime d'ostracisme anti-communiste de la part des pays européens doit faire face seule à l'organisation de sa défense et l'affaire des Sudètes et des accords de Munich peuvent légitimer une méfiance de la part de l'URSS à l'égard de la France et du Royaume Uni.

Les mesures d'ostracisme contre l'URSS de la part de la France et de la Grande Bretagne et l'absence d'offensives pour défendre la Tchécoslovaquie et la Pologne peuvent aussi avoir encouragé la recherche d'un répit avant une guerre annoncée. 

Ce répit aurait été sans doute plus court si les Italiens n'avaient pas pris des initiatives dans le Balkans qui ont obligé les Allemands à y intervenir. 

Dans la directive no 21 du Führer mise en circulation en 1940, il est indiqué : "Les armées allemandes doivent être prêtes, avant même la conclusion de la guerre contre l'Angleterre, à écraser la Russie soviétique à la faveur d'une rapide campagne".

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